NOTRE HISTOIRE

Au début du XXe siècle, plusieurs compagnies de chemins de fer optent pour l’électricité afin d’alimenter leurs locomotives en montagne. La traction vapeur n’est en effet pas adaptée aux fortes pentes des montagnes. Ces compagnies obtiennent de l’Etat la possibilité de construire des barrages dans les Pyrénées et sur la Dordogne lançant ainsi le développement des ouvrages hydroélectriques. 

1910 : Les BOUILLOUSES, premier barrage

Afin d’alimenter la ligne de chemin de fer de Cerdagne, appelée ligne du « train jaune », en vallée de la Têt, la Compagnie des Chemins de Fer du Midi participe à la construction d’un ensemble hydroélectrique constitué autour du barrage des Bouillouses.

1913 : mise en eau de l’usine de Soulom

Après ses premières installations dans les Pyrénées Orientales, la Compagnie des Chemins de Fer du Midi construit dans la vallée des Gaves l’ensemble hydroélectrique de Soulom.

1917 : mise en eau de l’usine de Licq-Atherey au Pays basque.

1919-1923 : hydroélectricité et agriculture utilisent la même ressource

En vallée d’Aure (Hautes-Pyrénées), la Compagnie des Chemins de Fer du Midi construit le barrage de l’Oule et l’usine d’Eget, maillon essentiel pour l’électrification des chemins de fer car ces équipements permettent de faire face aux pointes de consommation des chemins de fer et aux étiages.
L’usine est alimentée par une chute de 750 m, réalisation audacieuse pour l’époque. L’eau provient des barrages construits pour l’irrigation des plaines de Gascogne via le canal de la Neste.

Ossau, un complexe hydroélectrique exceptionnel

1920-1929 : la Compagnie des Chemins de Fer Du Midi érige un vaste complexe hydroélectrique en Vallée d’Ossau .
Le chantier du lac d’Artouste permet la création d’une réserve d’eau de 24,5 millions de m3, le plus grand barrage des Pyrénées. Il nécessite d’acheminer 2000 hommes et des tonnes de matériel. On construit donc un téléphérique et une ligne de chemin de fer à 2000 m d’altitude.
La capacité de production hydroélectrique du complexe de la vallée d’Ossau contribue à l’électrification des villes environnantes et des villages ruraux de proximité.

1928 

La forte production des barrages des Pyrénées entraîne la création du premier dispatching régional de France à Lannemezan.

1929 : Création de la SHEM

L’UPEPO, Union des Producteurs d’Electricité des Pyrénées Occidentales, (un syndicat de producteurs autonomes d’électricité), dénonce la concurrence de la Compagnie des Chemins de Fer du Midi.

Face aux critiques, cette dernière, crée le 19 juin 1929 une filiale, la Société Hydro-Electrique du Midi (SHEM).

1929-1932

En un temps record, le groupement de la haute vallée de la Neste du Louron (Hautes-Pyrénées) est edifié.

1931-1935 : Marèges, le premier barrage double voute d’Europe

La Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans se lance dans un vaste programme de construction de barrages sur la Dordogne.
Après le barrage de Coindre, elle construit le barrage de Marèges, modèle d’innovation. Conçu par l’ingénieur André Coyne, le barrage de Marèges est le premier barrage double voute d’Europe et le premier au monde à être équipé d’un évacuateur de crues en forme de saut à ski.

1934

La SHEM via sa maison mère, la Compagnie du Midi, fusionne avec la Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Orléans. Chacune des compagnies conserve son entité juridique.

1938

La SHEM, via sa maison mère la Compagnie du Midi, ainsi que les autres compagnies de chemins de fer françaises, intègre la SNCF qui vient d’être créé.

1946

Le gouvernement décide de nationaliser les usines de production électrique de plus de 8 000 KVA. La SNCF reste concessionnaire de ses usines et ne pourra se développer que dans les vallées où elle est déjà implantée.
La SHEM reste une filiale de la SNCF et continue donc de gérer ses installations.

1948

L’usine souterraine du barrage d’Artouste est construite. Cette édification fait suite à la construction du barrage de Fabrèges en 1946 et sera suivie par la construction du barrage de Bious en 1957.

1951

La SHEM procède à la mise en service de la station de pompage de Pouchergues sur son site du Louron. Cette station pompe l’eau du lac de Pouchergues afin de l’acheminer dans le lac de Caillaouas pour remplir ce dernier.

1953

Afin de réguler le débit en aval du complexe hydroélectrique de la vallée d’Ossau, le barrage de Castet est construit.
Les premiers groupes bulbes de France y sont installés.

1961-1977

Les installations sont modernisées afin de faire face aux pointes de consommation. Ainsi à Eget, un nouveau groupe vertical de 33MVA remplace une série de sept groupes horizontaux.
En Ossau à l’usine du Hourat, deux groupes remplacent cinq machines, et à Miégebat, 3 groupes verticaux sont installés à la place des 7 machines.

1992

La SHEM prend le contrôle de toutes les installations hydro-électriques de la SNCF. Auparavant, la SHEM ne comptait que quelques usines (Louron, Aveillans, Ribérole).

2000

La SHEM devient producteur indépendant d’électricité à la suite de la publication de la loi pour le développement du service public de l’électricité.

2002-2006 

Electrabel (groupe SUEZ) entre progressivement au capital de la SHEM, à la suite d’un accord avec la SNCF.

2008

La SHEM inaugure l’installation hydroélectrique de La Verna (Pyrénées-Atlantiques) dont une partie est implantée à 700 mètres de profondeur dans le massif de la Pierre Saint Martin. L’ensemble hydroélectrique de la Verna est un modèle d’intégration environnementale et sociale.

2012 

La SHEM devient la première entreprise du secteur de l’énergie labellisée Lucie pour sa politique de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises).

2017

La SHEM est labellisée Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV), label d’Etat reconnaissant l’excellence de son savoir-faire. Seules 1500 entreprises françaises sont distinguées par ce label.

2019

La SHEM célèbre ses 90 ans.

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